Frise chronologique
1863–1900
Construction initiale
Construction initiale
1863–1900 (≈ 1882)
Résidence secondaire pour Louis Schott.
1900
Ajout du jardin d’hiver
Ajout du jardin d’hiver
1900 (≈ 1900)
Verrières par Antoine Bertin.
1926
Décès de Louis Schott
Décès de Louis Schott
1926 (≈ 1926)
Transmission à sa fille Madeleine.
25 février 1994
Classement des verrières
Classement des verrières
25 février 1994 (≈ 1994)
Inscription monuments historiques (objets).
18 mai 2009
Classement de la véranda
Classement de la véranda
18 mai 2009 (≈ 2009)
Protection totale (murs, plafonds, décors).
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La véranda en totalité (murs, plafonds, sol et décor tant de menuiserie que de vitrail) (cad. AH 441) : inscription par arrêté du 18 mai 2009
Personnages clés
| Louis Schott - Commanditaire |
Propriétaire initial avec Léonie Chambry. |
| Léonie Chambry - Commanditaire |
Épouse de Louis Schott. |
| Madeleine Schott (épouse Dengler) - Héritière |
Fille des commanditaires, propriétaire en 1926. |
| Georges Biet - Architecte |
Concepteur de la maison. |
| Antoine Bertin - Maître-verrier |
Auteur des verrières du jardin. |
Origine et histoire
La maison Schott, située 6 quai Choiseul à Nancy (Meurthe-et-Moselle), fut construite entre 1863 et 1900 par l’architecte Georges Biet pour Louis Schott et son épouse Léonie Chambry. Initialement résidence secondaire, elle devint leur domicile permanent en 1900, date à laquelle fut ajouté un jardin d’hiver éclairé par des verrières conçues par le maître-verrier Antoine Bertin. La façade sud, en briques rouges et blanches, arbore une frise de céramique représentant du houx, tandis que l’intérieur mêle motifs floraux, vitraux géométriques et peintures murales Art nouveau.
Les verrières du jardin d’hiver, classées monuments historiques en 1994, puis l’ensemble de la véranda en 2009, illustrent l’influence de l’École de Nancy. À la mort de Louis Schott en 1926, la propriété échoit à leur fille Madeleine, épouse Dengler. Depuis les classements, la maison s’ouvre au public sur demande, révélant un décor préservé : carreaux en ciment floral, cache-radiateur en fer forgé, et peintures végétales inspirées des liserons et feuilles de vigne.
La maison incarne l’esthétique Art nouveau par son emploi de matériaux variés (brique, céramique, verre, fer forgé) et son intégration harmonieuse d’éléments naturels stylisés. Le garage à calèche en pierre, l’escalier en bois menant aux combles, et le toit d’ardoise complètent cet ensemble architectural. Les verrières, étudiées dans la base Palissy, restent l’élément le plus remarquable, témoignant du savoir-faire des artisans locaux comme Bertin et Biet.
Contexte historique : Nancy, capitale des ducs de Lorraine, devient au tournant du XXe siècle un foyer de l’Art nouveau grâce à l’École de Nancy, fondée en 1901. Ce mouvement artistique, porté par des industriels et artistes locaux, vise à démocratiser l’art par des objets et architectures accessibles. La maison Schott s’inscrit dans cette dynamique, alliant innovation technique et inspiration botanique, reflétant l’idéal d’une « art total » intégrant arts décoratifs et architecture.